ENVIE DE RANDONNEE ? ENVIE DE NATURE ?

 

Histoire.

 

L’aventure humaine débute très tôt en Ardèche. En effet les plus anciennes traces de vie humaine datent de 400 000 ans avant JC et sont étudiées à Orgnac. Les plus vieilles peintures rupestres découvertes au monde sont celles de la grotte de Chauvet ( 32 000 ans av. JC).

Plus de 1500 mégalithes du néolithique ( 3 000 av. JC) se trouvent en Ardèche, ce chiffre est le plus important en France. A ces peuplements du néolithique s’ajoutent l’arrivée des Celtes vers 700 av. JC.

A partir de 121 av. JC, le peuple d’Ardèche (les Hélviens) s’allient à Rome. A partir de l’an 200 des traces de christianisme sont découvertes.

Au 5ème siècle, les invasions barbares se multiplient en Ardèche. De 855 à 1308 la région appartient au Saint empire Romain Germanique. Mais depuis de début du 12ème siècle, les rois de France étendent leur influence dans la région.

A cette époque se sont les vallées uniquement qui sont habitées, les montagnes, trop inhospitalières et sauvages à l’époque n’abritent que quelques rares ermites. Il faudra attendre le début du 12ème siècle et l’arrivée des moines cisterciens pour que la colonisation des pentes s’effectue. Ces moines défricheurs fondèrent des monastères-fermes un peu partout dans la montagne ardéchoise. Au fil des ans, avec l’aide de la population locale qui s’installe à proximité des monastères, les hommes défrichent les forêts, battissent les terrasses qui ornent encore les pentes ardéchoises. Des hectares de terre cultivables sont littéralement crées à cette époque et c’est également le début de la culture du châtaignier.

Si la guerre de 100 ans affecte peu la région, vers 1550 s’ouvre une période tragique de troubles religieux qui durera plus de 2 siècles. La région est gagnée par le protestantisme au dépend du catholicisme mais de 1562 à 1598, 8 guerres de religion ensanglantent la région.

En 1598, l’édit de Nantes apporte un calme précaire car en 1629 la révolte de Rohan extermine la présence protestante dans les vallées. Cette extermination oblige les « camisards » à se réfugier dans les montagnes les plus reculées. Jusqu’au 18ème siècle et l’édit de tolérance proclamé par Louis 16, les fugitifs seront traqués en permanence. La révolution est suivie de loin en Ardèche, les paysans ont envie de liberté mais restent très attache aux religions

Les montagnes, pendant cette période, voient leur population monter en flèche, lié à l’extension de la culture du châtaignier. On arrive en 1850 à une densité de population de 100 habitants au kilomètre carré. L’économie est florissante : vers à soies, vignes, oliviers, châtaigniers, les activités sont multiples et très rentable. A partir de cette date charnière, les montagnes verront leur population décroître. La guerre 14-18 amorce le mouvement, les hommes sont mobilisés, handicapés et décimé sur le front. L’après-guerre marque le début de l’exode rural. Les montagnes se vident d’autant plus qu’une série de maladies agricoles touchant la vigne, le verre à soie ainsi que le châtaignier. La seconde guerre mondiale touchera de loin l’Ardèche. Même si un nombre important d’hommes participent aux combats, l’occupation allemande restera superficielle. Dans les années 50, l’activité minière et l’industrialisation offrent encore du travail aux ardéchois mais dans les vallées, renforçant la désertification de la montagne ardéchoise. L’hiver 1956 avec le froid intense achèvera les oliviers et affaiblira les châtaigniers qui subiront dans les années suivantes l’attaque d’une grave maladie : l’endothia. En 1965, les montagnes sont plus vides que jamais. Dans les années 70, une vague de population urbaine post-soixante-huitarde tente de s’installer dans les montagnes. Ces installations seront fugaces et la plupart des projets agricoles de l’époque tomberont à l’eau faute de rigueur.

A partir de 1980, la manne touristique apporte renouveau à l’économie locale.

ARDECHE RANDO-NATURE